COMMENTAIRE GÉNÉRAL POUR LE MOIS DE JUILLET 2022

En juillet 2022, l’emploi intérimaire (contrats de travail temporaire et CDI intérimaires) représente 862 250 équivalents temps plein (ETP), en hausse de 2,7% par rapport à juillet 2021, progressant de 22 355 ETP en un an.  Après 5 mois consécutifs de baisse, la croissance observée en juillet se redresse légèrement comparée au mois précédent (+ 0,6 point par rapport à juin 2022). Elle se situe toutefois 4,8 points en dessous de la tendance moyenne des sept premiers mois de l’année 2022 (+7,5%). 

Les évolutions sectorielles sont caractérisées par des situations contrastées :

  • Avec -9,6% (sur un an), le recul du travail temporaire s’accentue dans le BTP. Ce secteur est le seul dont les effectifs intérimaires moyens en 2022 (au cours des sept premiers mois de l’année) se situent à un niveau inférieur à celui de 2021 (pour la même période).
  • Après avoir enregistré des tendances plus favorables que la moyenne au cours des trois dernières années, l’intérim dans le transport-logistique stagne en juillet (0,0% sur un an). Cette tendance est néanmoins nettement plus favorable que celles observées au cours des deux derniers mois ( -7,2% en mai et -4,8% en juin).
  • La croissance de l’intérim dans l’industrie (+3,5% sur an) ralentit pour le troisième mois consécutif et se situe en juillet 5,8 points en dessous de la tendance moyenne observée depuis le début d’année dans ce secteur. L’aéronautique demeure ce mois-ci, l’activité la plus contributrice aux créations d’emplois industriels. 
  • Le recours au travail temporaire dans les activités de commerce progresse en juillet de 5,3% (sur un an) soit 2 points de plus que le mois dernier (+ 3,3% en juin).  
  • C’est dans les services que la croissance demeure la plus soutenue (+12,5% sur un an). Celle-ci est portée par d’importants besoins de recrutements dans certaines activités telles que l’hôtellerie-restauration, la santé et l’action sociale.

Dans ce contexte de tertiarisation relative des effectifs intérimaires, le nombre de cols blancs se développe en juin (employés : +14,8% sur un an ; cadres et professions intermédiaires : +5,3% sur un an), quand celui d’ouvriers stagne (ouvriers qualifiés +0,5% sur un an, ouvriers non qualifiés +0,0% sur un an).

    

Les effectifs intérimaires s’inscrivent en hausse (+2,7 %) au niveau national. 

Des évolutions contrastées par secteur

L’emploi intérimaire augmente dans les services (+12,5 %), le commerce (+5,3 %), l’industrie (+3,5 %), stagne dans les transports (0,0%) mais diminue dans le BTP (-9,6 %).

La plupart des qualifications augmentent

L’emploi intérimaire augmente chez les employés (+14,8 %), les cadres et professions intermédiaires (+5,3 %), les ouvriers qualifiés (+0,5 %), mais stagne chez les ouvriers non qualifiés (0,0 %).

   

LE CDI INTÉRIMAIRE

En juillet 2022, le CDI Intérimaire représente 50 427 ETP, correspondant à 5,8% des effectifs des agences d’emploi. 

Dans un environnement économique appelant à renforcer la sécurisation des parcours, celles-ci ont accru le nombre de leurs salariés en CDII de 1 604 ETP en un an, correspondant à une hausse de 3,3%. 

Sur les territoires, le recours au CDII est nettement surreprésenté dans les Hauts-de-France (9,7%), en Pays de la Loire (9,6%), et en Bourgogne-Franche-Comté (7,9%). C’est en Bretagne et en Ile-de-France (avec respectivement 3,5% et 3,2% des effectifs) que ce contrat demeure le moins développé.

La répartition géographique des CDII se concentre à plus de 40% dans 3 régions caractérisées par une forte orientation industrielle : Hauts-de-France (14,7%), Pays de la Loire (13,5%) et Auvergne-Rhône-Alpes (13,3%).

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LA FRANCE DES RÉGIONS 

Juillet 2022 par rapport à juillet 2021

La majorité des régions sont en hausse

Les spécialisations sectorielles des bassins d’emploi ont un effet différenciant sur les évolutions géographiques. Parmi les régions métropolitaines, deux d’entre elles enregistrent des croissances supérieures à 5% : l’Ile-de-France avec +10,3% et l’Occitanie avec +5,7%, grâce au dynamisme retrouvé de certaines industries de pointe et du tourisme. Au contraire deux régions reculent par rapport à juillet 2021 : la Nouvelle-Aquitaine (-2,6%) et les Hauts-de-France (-2,1%), particulièrement pénalisées par la situation dans le BTP pour la première et les transports-logistique pour la seconde.

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